Dimanche 7 février 2010
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L’homme abandonné
Tristement il se glisse au creux du lit de glace
Sous son corps le drap plisse…Il touche en vain la place
Immense, froide et vide et son sommeil s’évade
A recompter les rides de son cœur en rade.
Sans elle il est sans vie et sa force s’en va.
Le vin n’est plus que lie, son amour n’est plus là.
Pleurant sans fin sa perte, il a fermé sa porte...
A l’amitié offerte, sa douleur trop forte
Interdit toute place. Sous son corps le drap plisse…
Son être entier se glace. En lui la mort se glisse
Et de son cœur en rade elle efface
les rides.
Alors l’homme s’évade enfin de ce grand vide
7février 2010
© Anne-Marie Lejeune
Par A-M Lejeune
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Publié dans : Mes poèmes
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Vendredi 5 février 2010
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02:45
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Émile VERHAEREN (1855-1916)
Les
voyageurs
Et par le traître écho des horizons plongeurs,
Et par l'antique appel des sybilles lointaines,
Et par les au-delà mystérieux des plaines,
Un soir, se sont sentis hélés, les voyageurs.
Partis !
Les quais étaient électrisés de lunes,
Et le navire, avec ses mâts pavoisés d'or
Et ses mousses d'ébène ornait gaîment son bord ;
Et les vagues baisaient les ponts et les lagunes.
Ce fut calme voyage, à la clarté des nuits :
Et les regards lactés des pensives étoiles
Là-haut ! et les brises du Sud bombant les voiles
Et poussant vers la terre et vers les fleurs ! - Depuis
Des tours, immensément faites avec des pierres,
Levant de hauts bras noirs sur des villes de feux ;
Et sous les toits plombés et dans les murs nitreux,
Ouverts, de grands yeux d'or en de rouges paupières ;
Et des plaines, où se battent les roux soleils
Avec les vents, les soirs, la foudre et le tonnerre
Et des gorges et des volcans et des suaires,
Infiniment, au loin, sur des sables vermeils ;
Et des temples d'airain écussonnés de glaives,
Et des assomptions de symboles chrétiens,
Et de vieux empereurs en de roides maintiens
Sur leurs trônes de fer, assis comme des rêves ;
Et des îles, ainsi que de grands piédestaux,
Parmi des lacs d'argent, d'onyx et de turquoises,
Là-bas - et des frissons marins et des angoisses
Et, tout à coup, la mer, comme un choc de marteaux.
Et des peuples lassés de leur fierté première,
Et des peuples debout vers leurs prochains réveils,
Et des ports et des ports et des phares pareils
A quelque front levé de force et de lumière ;
Jusqu'à ce soir certain, où seul, au bout du pont,
Le souvenir revient des lointaines reliques :
Le clos natal et les parents mélancoliques
Et l'horloge sonnant vers ceux qui reviendront.
Et maintenant ils sont les revenus du monde
Et les sortis de l'Océan - mais plus jamais
Pour eux, les doux bonheurs sereins des satisfaits
Ni la vie endormie en une âme profonde.
Car les soirs leur seront de tourmenteurs aimants,
Les soirs et les soleils ouverts, comme des portes,
Sur leurs rêves défunts et leurs visions mortes
Et leur amours nimbés par d'autres firmaments.
Par A-M Lejeune
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Publié dans : Mots d'auteurs
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Lundi 1 février 2010
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15:46
© Anne-Marie Lejeune
(Photo de Nathalie Harrissart, ma fille, prise de chez elle, à Regibaye, hameau de Rollot, Somme, avec mon appareil numérique)
Par A-M Lejeune
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Publié dans : Mes poèmes
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Mercredi 27 janvier 2010
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27
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18:06
Bonjour à vous tous et un énorme merci à tous ceux qui sont passés sinquiéter de mon absence.
Pour ma maman, ce n'est pas le top mais ça va un peu mieux.
Le véritable et bien moins grave motif de ma désertion, c'est tout bêtement une saleté de GGGGGRRRRR !!!! panne d'ordinateur, aussi brutale que perverse. Il s'est simplement arrêté de
fonctionner sans prévenir ce rustre ! La carte graphique HS, nous avons été contraints de l'emmener en réparation le 12 janvier er depuis, nous attendons des nouvelles. Aux dernières, la
pièce en commade était arrivée à Lille et dès qu'elle sera remise, notre ordi doit revenir sur Amiens, dans le magazin où nous étions sensés le récupérer le 25 !!!!
Voilà toute l'histoire ! Idiot et sans grande importance au regard de tout ce qui se passe dans le monde, comme en Haïti par exemple !
Dès que je le peux, je refais surface dans la blogosphère ! Je ne vous dis pas le retard que j'aurai à rattraper pour aller rendre visiste à chacun d'entre vous.
Je ne vous oublie pas et faute de le faire en particulier, je vous embrasse tous très fort.
JE PUBLIE CE MESSAGE SUR L'ORDI DE MA FILLE
Par A-M Lejeune
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Publié dans : Nouvelles d'ici
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Lundi 11 janvier 2010
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11
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/2010
02:22
© Anne-Marie Lejeune
Par A-M Lejeune
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